Medjugorje ?

La paroisse :

La paroisse de Medjugorje se trouve en Herzégovine, à 25 km au sud-ouest de Mostar. Medjugorje (le nom est d’origine slave et signifie une région entre deux monts) avec les villages de Bijakovići, Vionica, Miletina et Šurmanci, forme une paroisse Catholique Romaine dans laquelle aujourd’hui (en 2002) vivent environ 4000 habitants. La pastorale en est confiée aux prêtres de la Province franciscaine d’Herzégovine de l’Assomption de Marie.

Toute la région est habitée par des Croates qui ont accueilli le christianisme il y a 13 siècles. Dans les documents historiques, le village est mentionné pour la première fois en 1599. La paroisse actuelle a été fondée en 1892 et dédiée à st Jacques l’apôtre, saint patron des pèlerins.

Jusqu’au 24 juin 1981, Medjugorje vivait comme d’autres villages de cette région : les gens travaillaient la terre, plantaient le tabac et la vigne, produisaient du vin et des légumes pour subvenir aux modestes besoins de leurs familles. A cause des conditions sociales difficiles, ils étaient nombreux à quitter le pays pour s’installer ailleurs : dans les pays d’outre-mer et en Europe occidentale, ainsi que dans les villes de Bosnie-Herzégovine et de Croatie. (source : www.medjugorje.hr)

Les apparitions de la Vierge Marie :

Le 24.6.1981 vers 18 heures, six jeunes de la paroisse de Medjugorje, Ivanka Ivankovic, Mirjana Dragicevic, Vicka Ivankovic, Ivan Dragicevic, Ivan Ivankovic et Milka Pavlovic, ont vu, sur la colline Crnica, quelques centaines de mètres au-dessus de l’endroit appelé Podbrdo, une apparition blanche avec un enfant dans les bras, leur faisant signe avec la main d’approcher. Surpris et effrayés, ils ne l’ont pas fait.

Le lendemain à la même heure, le 25.6.1981, quatre d’entre eux, Ivanka Ivankovic, Mirjana Dragicevic, Vicka Ivankovic et Ivan Dragicevic, se sont sentis fortement attirés vers l’endroit où, le jour précédent, ils avaient vu Celle qu’ils ont reconnue comme Notre Dame. Marija Pavlovic et Jakov Colo les ont rejoints. Le groupe des voyants de Medjugorje était formé. Ils ont prié avec Notre Dame et ont parlé avec elle. Depuis ce jour, ils ont eu des apparitions quotidiennes, ensemble ou séparément. Milka Pavlovic et Ivan Ivankovic n’ont plus jamais vu la Vierge.

Le troisième jour des apparitions, le 26 juin 1981, la Vierge a appelé pour la première fois à la paix avec les paroles : « Paix, paix, paix et seulement paix ! La paix doit régner entre Dieu et les hommes, et entre les hommes. » Attiré par les apparitions et par l’appel de la Vierge, le peuple – d’abord de la paroisse, puis d’autres lieux et finalement du monde entier – a commencé à s’y rassembler et à prier.

Dès le début des apparitions ont commencé les persécutions contre les voyants, leurs parents et leurs familles, les paroissiens et les prêtres, et même les pèlerins. Les voyants ont été emmenés pour des interrogatoires à la police et pour des examens psychiatriques, mais il a toujours été établi qu’ils étaient en bonne santé. Les examens réalisés au cours des années suivantes l’ont confirmé.

Le père Jozo Zovko, curé de la paroisse à cette époque, a été arrêté un mois et demi après les premières apparitions. Un tribunal communiste a condamné cet homme innocent à trois ans et demi de prison. Ayant fait appel, sa peine a été réduite à un an et demi de prison par la Cour Fédérale de Belgrade.

Grâce aux apparitions de la Vierge, Medjugorje – une paroisse rurale ordinaire – est devenue lieu de rassemblement d’une multitude de pèlerins du monde entier (au cours des 20 premières années environ 20 millions), et ainsi l’un des plus grands centres de prière dans le monde, comparable à Lourdes et à Fatima. D’innombrables témoignages de pèlerins disent que c’est précisément en ce lieu qu’ils ont trouvé la foi et la paix.

Selon le témoignage unanime des voyants, la Vierge leur donne des messages à transmettre à la paroisse et au monde. Il s’agit principalement de PAIX, de FOI, de CONVERSION, de PRIERE et de JEÛNE. Les paroissiens et les pèlerins doivent d’abord devenir des témoins des apparitions et des messages, pour ensuite, avec les voyants, rejoindre la Reine de la Paix dans la réalisation de son plan : il s’agit de la conversion du monde et de sa réconciliation avec Dieu.

Fin 1982, la Vierge s’est adressée à travers des locutions intérieures (Locutio cordis) à deux filles âgées de dix ans : Jelena et Marijana Vasilj. De 1983 à 1987, à travers leur groupe de prière, Elle donnait des conseils au mouvement de prière qui s’est formé dès le début des apparitions.

Les messages de la Vierge à Medjugorje forment une école spécifique de paix, de prière et d’amour.

Position de l'Eglise :

Récemment le Cardinal Schönborn lors du congrès Toussaint 2004 à Paris, devant tous les séminaristes de France et en présence du Cardinal Jean-Marie Lustiger et du Cardinal Erdo, a exprimé et redit très clairement la position de l'Eglise par rapport aux apparitions de Medjugorje :

"
Il existe trois statuts concernant le jugement de l'Eglise sur des apparitions :

- "Constat de supernaturalitate" : constat de surnaturalité, exemple : Lourdes ou Fatima.
- "Constat de non supernaturalitate" : constat de non surnaturalité, il est affirmé que cela n'est pas surnaturel.
- et pour Medjugorje : "Non constat de supernaturalitate" : " cela n'est pas affirmé que cela est surnaturel, ce n'est pas exclue,..., ce n'est pas une négation de la surnaturalité, ce n'est pas une affirmation de la surnaturalité."

Conclusion :

1.) " Il n'est pas permi de faire des pélerinage officiels, diocésains, cela implique qu'il n'est pas interdit de faire de pélerinage à Medjugorje mais pas des pélerinages officiels."

2.) " Il est demandé explicitement l'accompagnement pastorale de ceux qui se rendent à medjugorje."

"Le jugement de l'Eglise ne sera certainement pas avant que ne cesse les "phénomènes".
"
Source Kto :
Passage sur Medjugorje : début : 1h00 29, fin : 1h09 47.
http://www.ktotv.com/videos/ts2004_cardinaux_seminaristes.ram

 

Voici ci-dessous d'autres sources sur la position de l'Eglise (www.clubmedj.com) :

La position actuelle de Rome sur Medjugorje est officiellement précisée par la réponse en date du 26 mai 1998 de la Congrégation pour la doctrine de la foi à Mgr Gilbert Aubry . Pour en souligner l'importance, elle a été insérée dans les Acta S.Sedis. Elle précise :

• « Les pèlerinages qui se déroulent de manière privée sont permis à condition qu'ils ne soient pas considérés comme une authentification d'évènements en cours et qui demandent encore un examen d'Eglise. »

• La condamnation par l'évêque de Mostar est « un avis qui lui est personnel » et n'est donc pas un jugement de l'Eglise en tant que telle.

• Pour les faits eux-mêmes, une nouvelle commission devra sans doute est constituée.

Ce document renvoie à la déclaration dite de Zadar de 1991 de l'ex-commission épiscopale yougoslave, dont le deuxième volet – reconnaissant l'existence de « rassemblements nombreux de fidèles » - recommande « l'attention et le soin pastoral des évêques » ; ce qui implique la présence de prêtres pour l'assistance spirituelle des pèlerins. Par ailleurs, le Cardinal Kuharic déclarait : « nous, les évêques, avons accepté Medjugorje comme lieu de prière, comme sanctuaire » (Glas Koncila, Aout 1993). Cette reconnaissance donne donc le même statut que Kibého ou la rue du Bac aux apparitions non officiellement reconnues.

Le Cardinal Christoph Schönborn commente ainsi cette réponse à Lourdes en juillet 1998 : « La hiérarchie laisse sciemment l'affaire pendante (caractère surnaturel ni prouvé, ni nié ou exclu). Le Magistère ne se prononcera pas définitivement tant que dureront ces phénomènes […]. Mais c'est la mission des bergers de promouvoir ce qui grandit, de favoriser les fruits qui s'y manifestent, de protéger si besoin est des dangers qu'il y a partout évidemment […]. C'est pourquoi il est ou il serait si important que les évêques aussi prennent très ostensiblement sous leur sauvegarde la pastorale de Medjugorje, afin que soit protégé de possibles développements malheureux ce qu'il y a eu lieu comme fruits manifestes ».

Déjà, suite à une mauvaise interprétation d'une réponse de la Congrégation pour la doctrine de la foi à Mgr Taverdet, Joaquin Navarro-Valls, porte parole du Saint Siège, rectifiait le 8 août 1998 : « Vous ne pouvez pas interdire aux pèlerins d'y aller. De plus, quand les fidèles de la foi catholique vont en pèlerinage, ils ont droit à un accompagnement spirituel ; ainsi l'Eglise n'interdit pas aux prêtres de se joindre aux voyages organisés par des laïcs. L'Eglise ou le Vatican ont-ils dit non ? Non ! »

D'où les dizaines de milliers de prêtres et les quelque 300 évêques déjà venus à Medjugorje en pèlerinage privé.

En ce qui concerne la pensée du Pape, les évêques de la conférence épiscopale de l'Océan Indien ont certifié l'avoir entendue le 24 novembre 1993 : « Medjugorje est une clé pour la compréhension de se qui se passe dans le monde et pour l'avenir » (Attestation du 23/1/1997 de Mgr Gilbert Aubry, président de la conférence).

Signe parlant :

- pendant sa messe à Sarajevo, 30 prêtres de sa suite vont célébrer à Medjugorje.
Déjà le 26 mars 1984, Jean Paul 2 déclarait à Mgr Hnilica : « Medjugorje, c'est la continuation de Fatima ! ».

Pour plus d'information : www.medjugorje.hr

Conformément au Décret du Pape Urbain VIII et les directives du Concile Vatican II, l’auteur n’a pas l’intention de devancer le jugement de l’Eglise sur le caractère surnaturel de faits et messages dont il est question sur ces pages. Ce jugement appartient aux autorités compétentes de l’Eglise, auxquelles l’auteur se soumet pleinement. Les mots « apparitions, miracles, messages » et similaires ont ici une valeur de témoignage.